Philadelphia
En 1994, le cinéma fait à nouveau appel à Bruce Springsteen. Le réalisateur Jonathan Demme (« Le Silence des Agneaux« ) lui demande d’écrire une chanson pour son film « Philadelphia« , l’histoire d’un avocat atteint du sida qui se bat pour conserver son poste.

Les ventes de « Désenchantée »
Jonathan Demme
Pour la bande-son, Jonathan Demme avait déjà dans ses tiroirs une chanson inédite de Neil Young. La possibilité d’avoir aussi une autre chanson de Bruce Springsteen lui permettrait d’atteindre un autre public. Il n’était pas forcément familiarisé avec le sujet. « Je voulais faire un film qui cartonnerait dans les salles des centres commerciaux ou les cinémas multiplex », a-t-il déclaré dans People Like Us, le documentaire de 2003 sur son film. « Un film qui pourrait atteindre l’Américain moyen qui considérait le SIDA comme quelque chose d’anormal ou comme un péché ».
La genèse de « Street of Philadelphia »
Concernant « Street of Philadelphia », Bruce Springteen nous raconte qu’il ‘avait commencé à écrire des paroles sur la mort d’un ami proche. » Passant quelques après-midis dans mon home-studio de Rumson à tenter d’en faire quelque chose, Jonathan Demme me demande un titre rock pour l’ouverture du film, « mais les paroles que j’avais ne collaient pas sur une musique de ce style. Il s’est mis à bidouiller un truc avec le synthé par-dessus une rythmique hip-hop discrète. » Quelques heures plus tard, le chanteur envoie le titre au réalisateur, tout en ayant conscience de n’avoir pas tout à fait rempli le cahier des charges. Jonathan Demme, teste la musique sur les premières minutes de son film, il est alors charmé par le titre.

Les récompenses
Bruce Springteen remporte en 1995 l’Oscar de la meilleure chanson originale pour « Streets of Philadelphia« . Le clip est particulièrement puissant. On y voit Bruce Springsteen se promener dans les rues de Philadelphia. Il porte un petit micro sur lui et chante réellement la chanson, au lieu de faire du playback.

Sorti en 1994, ce drame raconte l’histoire d’Andrew Beckett, un jeune homme homosexuel, licencié abusivement et stigmatisé parce qu’il a le SIDA. On le suit dans sa lutte contre sa maladie mais aussi, et surtout, dans sa lutte contre la société qui le traite comme un pestiféré. Personne n’accepte de le défendre jusqu’à sa rencontre avec Charles Wheeler avocat homophobe, incarné par Denzel Washington. Ce film est le premier issu d’Hollywood à traiter d’homosexualité et de SIDA. Dans une époque où ce sujet était tabou et on l’on commençait tout juste à intégrer que cette maladie ne se transmettait pas par un simple contact physique ou par la salive, Philadelphia véhicule un message puissant et à permis à de nombreuses personnes de témoigner et se sentir plus libre. Le personnage d’Andrew permettra àTom Hanks de décrocher son premier Oscar de meilleur acteur.

BRUCE SPRINGSTEEN « STREETS OF PHILADELPHIA »
01. Street of Philadelphia – 3’51(version single)
02. If I should fall behind – 4’42 ( version live )





