La fin de l’année 1993 est également marquée par une gigantesque tournée internationale de Patricia Kaas. « L’album avait un concept, j’en cherchais un pour le spectacle. Je réfléchissais. Et souvent la nuit porte conseil. J’ai pensé au thème de Cupidon, à l’ange de l’amour. Je voulais que la première partie soit douce, et la deuxième plus énergique., pour que tout le monde puisse d’abord écouter et ensuite danser. Je voulais que le public, en entrant dans la salle, marche dans un univers qui le mène vers le paradis du désir, avec la fumée, des bougies, des lumières qui s’allument et s’éteignent doucement. Pour moi, les relations entre un homme et une femme ressemblent aux relations entre l’artiste et son public. Il y a échange, séduction, plaisir, jouissance. C’est une histoire d’amour où l’on donne et l’on reçoit. ». ( Le Nouvel Observateur 27/12/1994 ),Thierry Grandillot ).

A l’international
Elle choisit de rôder son tour de chant aux Etats-Unis où sa réputation n’est pas encore installée. Elle se produit ainsi à l’université de Washington, à New-York ( Lincoln Center ) , à Los Angeles ( Henri’s Bimbo’s ). Ces prestations sont suivies de dix soirées exceptionnelles au Zénith de Paris, avant d’investir les planches provinciales. Puis c’est le début de la tournée mondiale. La Russie, la Chine, l’Australie, le Japon, la Grande-Bretagne et l’Allemagne font partie de la liste, avec également un petit détour à Hanoï, où Patricia est la première chanteuse occidentale à se produire depuis Dalida en 1958. Au total, elle aura donné plus de 150 concerts, visité 19 pays et se sera produite devant plus de 750 000 spectateurs.

La French Madonna
Dans plusieurs contrées, elle reçoit la consigne de ne pas dépasser certaines limites. A Hanoï, elle ne doit surtout pas devenir un sex symbole, mais la chaleur étouffante aidant, sa robe lui colle à la peau de manière très provocante. Des affiches annonçant cet évènement, a été enlevé, le mot « rock » complètement interdit depuis la levée de l’embargo économique par Bill Clinton. La peur des dérapages est encore grande. A Moscou, où elle descend dans les hôtels sous le pseudo de Kelly Douce, elle manque de se voir interdire de concert car elle défie la police locale en priant les gens de danser s’ils le désirent. Le lendemain, elle s’adresse aux huiles venues l’applaudir :

En Asie
« Souvent les gens importants viennent au concert pour se montrer, mais ne participent pas beaucoup. Ce soir, je voudrais que vous me prouviez le contraire et que vous dansiez avec moi sans honte… la Russie, la Corée, le Vietnam ou le Kazaskan, ce sont pas des pays où je vais pour vendre des disques puisqu’ils sont piratés, ni même pour gagner de l’argent parce que faire voyager un spectacle comme le mien représente un investissement. Ce n’est même pas pour faire du tourisme parce que je n’ai pas le temps de visiter sauf quand je fais une émission de télévision parce qu’on me filme dans des décors naturels. J’y vais parce que j’ai la possibilité de leur faire oublier leurs problèmes pendant deux heures. ». La gigantesque tournée de « Je te dis vous » s’achève le 8 octobre 1994 dans la ville de Forbach où elle a commencé sa carrière.

Le Cd et la VHS live de » Tour de Charme »
Suite aux concerts marathons, paraît une cassette enregistrée le 8 avril 1994 au Zénith de Caen et un album live intitulé « Tour de charme ». C’est la deuxième fois, puisque de la tournée 1990, étaient sortis en double CD « live carnet de scène » ainsi qu’une vidéo témoin du Zénith parisien. Les deux enregistrements commencent par le thème du « Montmajeur » et se terminent par un blues. Etonnamment, la quasi-intégralité de « Tour de Charme » était déjà au menu de « Carnet de Scène », ce qui expliquera la déception des fans et le peu d’enthousiasme au moment de la commercialisation.

1. Entrer dans la lumière (D. Barbelivien – F. Bernheim)
2. Space In My Heart (D. Austin – M. Elliot)
3. D´Allemagne* (D. Barbelivien – F. Bernheim / D. Barbelivien)
4. Je retiens mon souffle (M. Lavoine / P. Grillet – F. Aboulker)
5. Je te dis vous (J. Kopf – M. Amsellem)
6. Hôtel Normandy (D. Barbelivien – F. Bernheim)
7. Out Of The Rain (T.J. White)
8. Une dernière semaine à New York (D. Barbelivien – F. Bernheim)
9. Les hommes qui passent (D. Barbelivien – F. Bernheim)
10. Mon mec à moi (D. Barbelivien – F. Bernheim)
11. Kennedy Rose (E. Depardieu – D. Barbelivien / F. Bernheim)
12. Quand Jimmy dit (F. Bernheim / D. Barbelivien – F. Bernheim)
13. Regarde les riches (D. Barbelivien – F. Bernheim / D. Barbelivien)
14. Mademoiselle chante le blues* (D. Barbelivien / B. Mehdi)
15. Il me dit que je suis belle (S. Brewski)
16. Y´avait tant d´étoiles (J. Kopf – M. Amsellem)
17. Fatiguée d´attendre (J. Kopf – M. Amsellem)
18. I Wanna Be Loved By You (B. Kalmar – H. Stothart / H. Ruby)
19. Reste sur moi (M. Lavoine – F. Aboulker)
20. Ceux qui n´ont rien (D. Barbelivien / F. Bernheim – D Barbelivien)
21. Entrer dans la lumière (version acoustique) (D. Barbelivien – F. Bernheim)
* Avec l´aimable autorisation de Polygram/Polydor
Length : 127 min.
Production : Note de Blues
Producteur : Richard Walter
Management : Talent Sorcier (Cyril Prieur et Richard Walter)
Son Réalisation : Robin Millar
Musiciens : Toby Chapman : claviers, choeurs, direction musicale
Frédéric Helbert : claviers
Paul Dunne : guitare
Martin Green : saxophone, flûte, guitare
Greg Harewood : basse
Guy Richman : batterie
Karlos Edwards : percussions, choeurs
Maria Morgan : choeurs
Arrangements musicaux : Jess Bailey et Michel Amsellem (sauf 21 : Paul Dunne) sur une idée de Patricia Kaas.
Stylisme : Prune Aubert
Tenues de scène réalisées par Faycal Amor, Corinne Cobson, Azzedine Alaïa…
Merci à : RTL, M6, le Conseil Régional de La Lorraine, Columbia France, Sony Music, Beyerdynamic, Pearl, Zildjan, Afaa, FCM, Adami, Fonds de soutien, Bureau Export, Air France, Music Machine, RFI, l´Espace Coluche de Plaisir (78), Robin Millar, Arthur Plasschaert, Faycal Amor.
Tour de Charme a été conçu par Patricia Kaas et toute son équipe. Ce concert a été enregistré en une seule soirée, le 8 avril 1994, au Zénith de Caen.
Photos : Claude Gassian





