Le 14 novembre 1991, est l’une des dates les plus importantes de la pop culture. Ce jour-là, Michael Jackson dévoile le clip de « Black or White« . Il met ainsi le feu aux années 90 en sortant son huitième et nouvel album de la façon des plus impressionnantes.

Black or White
A l’époque, Michael Jackson est absent depuis 5 ans. C’est le dernier disque produit par Quincy Jones. Si il est un succès mondial, celui-ci n’a pas réussi à faire mieux que « Thriller« . Bilan des courses, Michael Jackson cherche, tente, fait, refait, entre en studio, écrit sans fin et puis, finalement, fais confiance à Teddy Riley, un producteur d’à peine 24 ans.
C’est à lui que va revenir de produire ce huitième album et sortira le 26 novembre 1991. 12 jours avant, Michael Jackson sort le premier extrait de « Dangerous ». Le clip « Black or white », est réalisé par John Landis qui n’est pas vraiment un inconnu. On lui doit déjà le « Thriller » de 1983, certainement la plus grande vidéo musicale de tous les temps. Ce 14 novembre 1991, à travers le monde , 500 millions de personnes sont devant leur télé pour cet appel à la tolérance avec le jeune Macaulay Culkin au casting. Au total, « Black or white » est diffusé simultanément dans 17 pays.
Le clip
Le clip révolutionne aussi la musique. Voici les principales raisons : Il fera de « Black or White » un concentré de prouesses informatiques. Réalisé par John Landis (« Thriller« , « Le Loup-garou de Londres« …), le clip est principalement connu pour ses deux séquences de morphing. C’est du jamais vu (ou presque) à cette période.

Le morphing
Le morphing consiste à enchaîner plusieurs images ou vidéos sans coupure, en les juxtaposant dans une sorte d’animation fluide et dynamique. Le film « Terminator 2 » avait déjà utilisé cette technique à sa sortie en juillet 1991 dans les cinémas. « Black or White » est le premier clip à y avoir recours et à la partager avec le grand public.
La première séquence de morphing montre un enchaînement de visages d’origines différentes illustrant le propos de la chanson : « On s’en fout si tu es noir ou blanc« . Elle dure 45 secondes. Il aura fallu six mois pour la finaliser.

Dangerous
Pour la réalisation de « Dangerous », Michael Jackson fait appel à Teddy Riley alors inconnu ou presque en Europe. Mais aux Etats-Unis, c’est déjà quelqu’un. On lui doit un courant musical qui cartonne chez les jeunes afro-américains : la New Jack Swing, mélange de r’n’b, funk et hip-hop. Les tubes qu’il a réalisés se nomment « Her » de Keith Sweat, « My prerogative » de Bobby Brown ou encore « Groove me » et « Wanna get wit u » avec son propre groupe Guy.
La fougue de Teddy Riley et le perfectionnisme de Michael Jackson donnent naissance à sept des 14 plages de « Dangerous« , de l’envoûtant « Remember the time » au sensuel « In the closet » au percutant « Jam » au sombre morceau éponyme « Dangerous« .
Au total, près de 60 titres ont été écrits pour « Dangerous », et seulement 14 ont été gardés, dont l’énorme tube « Black or white », mais aussi « Remember the time » (avec Magic Johnson et Eddie Murphy dans le clip), « Heal the World » ou encore « Jam » (avec Jordan dans une vidéo devenue célèbre). La majorité des titres a été écrit en 1990, et ce n’est donc pas un hasard si l’album va rapidement devenir si emblématique de la décennie qui commence.

MICHAEL JACKSON « DANGEROUS »
sorti le 21 novembre 1991
01.Jam – 5’38
02. Why you wanna trip on me – 6’30
03. In the closet – 6’30
04. She drives me wild – 3’39
05. Remember the time – 3’59
06. Can’t let her get away – 4’58
07. Heal the world – 6’24
08. Black or white – 4’14
09. Who is it – 6’33
10. Give into me – 5’28
11. Will you be there – 7’40
12. Keep the faith – 5’56
13. Gone to soon – 3’21
13 . Dangerous – 6’51





